Anselm Kiefer, Tannhaüser

Anselm Kiefer, Tannhaüser
Musée Würth, Erstein, mai 2009 (photo personnelle)
Un seuil est inquiétant. Il matérialise une frontière, marque la séparation avec un ailleurs, lieu encore non pénétré, inconnu, menaçant ... mais si attrayant! La femme de Barbe-Bleue est prête à tout pour le franchir, consciente cependant du danger qui la guette.
Un seuil est une limite imperceptible: un pas, et l'on est déjà de l'autre côté. Être au seuil de la vieillesse, c'est flirter avec elle tout en espérant toujours rester du bon côté. Il y a des seuils qu'on voudrait des murailles...
Certains seuils pourtant sont franchis sans qu'on s'en aperçoive, tellement ils savent se faire discrets. Mais ceux-ci ont presque disparu: le seuil survit-il à son franchissement?
Zone de rencontre, le seuil est aussi ouverture: menant parfois vers l'inconnu, il permet le contact, rend proche ce qui semble ne pouvoir se toucher. Un seuil est un frôlement: d'ailleurs, comment définir ce qui appartient encore à la vie et ce qui est déjà la mort? Du seuil, un souffle nous parvient, on respire l'air d'ailleurs.La vie nous fait franchir des seuils, ou tout juste empiéter sur eux. Ils nous repoussent ou nous fascinent.
Les seuils organisent nos déplacement, nous attirent d'un monde à l'autre, séparations fictives ou dérisoires: on croyait être ici, on est au-delà.

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jeudi 3 mars 2011

Odeurs de sainteté : Gabriel Báñez, La Vierge d'Ensenada



                                                                             
Dis à tes
doigts qui t'accompagnent
jusque dans les gouffres, combien
je t'ai connue, combien je t'ai
poussée loin dans les profondeurs, où
mon rêve le plus amer
a de coeur couché avec toi, dans le lit
de mon inarrachable nom.
Paul Celan, Renverse du souffle, traduction J.-P. Lefebvre, Seuil, 2003

   L'oeuvre de Gabriel Báñez, immense auteur argentin trop tôt disparu se dévoile progressivement au lecteur francophone, grâce aux éditions de La Dernière Goutte dont j'ai déjà parlé ici . Après Les enfants disparaissent, magnifique méditation sur le temps, l'enfance, l'irrémédiable disparition de l'innocence, Christophe Sedierta et Nathalie Eberhardt inscrivent à leur beau catalogue un roman extraordinaire, publié à l'origine en 1998 : La Vierge d'Ensenada.

  
   Ici, le centre du monde est une petite ville d'Argentine, Ensenada, partido de la province de Buenos Aires, posée au bord de l'océan. Port d'arrivée mais aussi point de départ, elle fourmille d'une population cosmopolite   qui s'active de manière désordonnée autour de l’église Notre-Dame, mais aussi sur les docks et dans les quartiers mal famés où  se croisent marins, malfrats et prostituées, miséreux chassés de leur pays d'origine par les diverses dictatures qui naissent en Europe en ce début des années Trente. A l'image de l'Argentine, Ensenada se peuple au gré des navires qui y déversent leur flot de malheureux, Croates, Grecs, Turcs, Italiens, Allemands et ... Belges, comme Sara Divas et son père, un veuf, qui fuit l'antisémitisme et espère vendre des chapeaux. Le mouvement y est incessant, le tangage des coques des bateaux amarrés dans le port se transmet à toute la ville qui semble incapable de se figer ni d'offrir à ses habitants de hasard une quelconque stabilité. Même la figure paternelle ne résiste pas à cette impermanence : l'échec de son négoce  - dû à l'impossibilité de se faire comprendre : en effet, il ne parle pas l'espagnol - oblige Sara à chercher ailleurs l'équilibre auquel elle aspire.
Tous les hommes se font d'eau.
Cette phrase un peu sibylline s'impose à elle immédiatement, et ne la quittera plus. Fuyants, inconstants, ceux-ci peuvent-ils offrir un appui, à la petite fille de neuf ans qui erre dans les rues de la ville peuplée de migrants? Ainsi commence la quête de Sarita : celle d'une langue - elle veut oublier le français qui lui est odieux, mais aussi celle d'un lien humain, solide et subtil, stable et évanescent comme l'amour. Guidée par les odeurs, les voix qui murmurent de douces prières dans un idiome qui lui est encore inconnu, babillage mêlé de prières, elle parvient en un lieu qui deviendra son repère : l'église Notre-Dame de la Merci, dont le prêtre, Bernardo Benzano, la recueille. En lui elle ne reconnaît pas un père, mais, malgré son jeune âge, un homme aux beaux yeux gris et à la tête de marin. Entre eux se crée un lien qui tient autant de l'esprit et du coeur que d'une sensualité interdite mais qui se matérialise avec fugacité, comme les parfums à la composition desquels il l'initie :
Benzano lui enseigna les rudiments de la parfumerie artisanale et l'incita, par l'étude des essences de fleurs et de racines, à tenter de découvrir l'odeur de la sainteté. Elle passait des journées entières à distiller les extraits, à classer les pollens, et lorsqu'enfin elle se sentait sur le point de faire une découverte, elle enfermait le parfum dans de petites fioles de Funchal en verre bleu et filait se soumettre au verdict du prêtre. Benzano se penchait, ôtait le bouchon et, tel un oenologue du divin, plissait les yeux et laissait le parfum se répandre dans l'atmosphère. Il pouvait rester dans cette extase olfactive de longues minutes, des heures même : après s'être emparée des sens, la marée céleste inondait ensuite la mémoire en des recoins inexplorés, disait-il. C'est ainsi qu'il fallait savourer ce parfum. Ne pas se contenter de le respirer. Pour le sentir il fallait voyager. L'odeur de la sainteté était si rare et si sauvage qu'elle menait à l'innocence, un lieu, pensait Benzano situé quelque part entre les genoux et la ligne de flottaison de l'enfance.
Photo personnelle, musée Unterlinden

    Le parfum, fragile équilibre, rencontre immatérielle entre les sens, le mysticisme, la pureté de l'enfance, se grave dans le souvenir où il laisse une empreinte indélébile, plus qu'un corps, plus que la matière. Les fragrances éthérées de rose, de fleur d'oranger, de verveine, de genévrier se substituent aux caresses, aux effleurements, au contact des corps. Pour Benzano, le souvenir de la femme survit dans la mémoire d'une odeur, comme l'effluve sirupeux du corps d'une prostituée qu'il ne peut oublier.  Entre l'homme et la petite fille l'esprit installe un lien qui ne se concrétise que de manière éphémère, telle l'apparition qui se produit un jour : la Vierge, figure maternelle aux yeux tristes, lui est révélée. Preuve de son innocence – un thème très présent dans l’œuvre de Gabriel Báñez – elle est aussi la manifestation d’une féminité, car cette Vierge s’incarne ensuite en une femme, une prostituée que le prêtre et l’enfant surprennent en plein ébat avec le père de Sarita, et que le lecteur identifiera plus tard à Eva – Evita, prostituée avec laquelle Benzano entretient lui aussi une liaison. La Vierge est la femme, elle se fait chair ; l’erreur de Sara est aussi celle de tout le peuple argentin qui a pu voir en Evita Perón une figure angélique. Ainsi, la petite fille ne discerne pas le mal là où il se trouve ; cette pureté peut se communiquer à son entourage. Mais peut-elle survivre à l’irrémédiable fuite de ce temps bienheureux de l’enfance ? Les miracles font long feu. Comme les parfums s’évaporent et meurent, les liens qui se sont créés ne peuvent subsister au temps. L’amour filial qu’éprouve le prêtre pour l’enfant se mue en désir. Refusant de s’y livrer, il tente d’éloigner l’adolescente en la confiant à La Soupe de l’Enfant, une œuvre de charité à laquelle elle ne cesse d’échapper pour retrouver celui qu’elle aime.
Ushuaïa

      L’univers dans lequel se meuvent Sara et Bernardo est inconstant. Ensenada, petite ville tentant de prospérer à l’ombre de Buenos Aires, est comme un monde en réduction : on y parle toutes les langues, on les oublie aussi ; s’y rencontrent tous ceux qu’ont chassés de leurs pays les désordres politiques. Eva, la Vierge – prostituée, est l’épouse d’un certain Joseph Broz que le lecteur reconnaîtra ! Le roman fantasme l’Histoire qui s’entrecroise aux destinées individuelles, fondant une mythologie commune, tant se ressemblent les cataclysmes endurés par tous les peuples. La Vierge veille sur un monde en proie au malheur, aux guerres, aux dictatures existantes ou naissantes… L’amour ne peut s’y épanouir, tant chacun est conscient du rôle qu’il doit jouer. Le prêtre qui aspire à la sainteté, qui note scrupuleusement toute manifestation miraculeuse dont il est témoin, ne peut s’empêcher d’être emporté par la passion qu’il éprouve pour Sara. Il tente d’en dévier le cours en s’abandonnant à la sensualité de sa relation avec Eva, puis en s’éloignant le plus loin possible, dans une double quête : celle de la pureté et celle de soi-même. De cette fuite éperdue, de cette odyssée argentine, des lettres parviennent à Sarita, avec retard cependant : empreintes d’une poésie désespérée, elles reflètent aussi l’abandon progressif d’une conscience de soi. Bernardo Benzano renonce à son identité, puis l’oublie. Seul demeure cet amour passionné et déchirant, dont le témoignage occupe la fin du roman. Pietro Falcino, le mentor de Bernardo, n’a pu totalement se substituer à lui ; les missives qu’il envoie à Sara sont pleines d’amour, mais de folie aussi. La distance qui sépare les deux êtres semble s’y abolir, tant la jeune fille occupe les pensées, le cœur de celui dont elle est aimée.
                                                                                   Ushuaïa, vendredi 26
       Chère Sara,
Nous nous étions élevés si haut. Les choses meurent peu à peu. Mais par instants, nos âmes sont à l’unisson. Et en chacun de ces instants, j’ai l’impression d’être seul avec toi.
                                                                                          Pietro Falcino

   Ainsi, l’existence est un voyage que l’on entreprend porté par le désir, mais qui peut s’arrêter à chaque instant, comme ce tramway miraculeux qui ne peut aller jusqu’à destination – laquelle, d’ailleurs ? Et, comme les parfums merveilleux qui s’éventent, le bonheur est fugace ; il ne peut s’inscrire dans la durée, tant la vie de chacun est soumise aux caprices d’un destin universel qui broie l’individu. Spectateur et parfois ordonnateur de ce désordre, un personnage que nous n’avons pas encore évoqué, Filadelfio, le marionnettiste, qui tente de veiller sur Sara et Bernardo, mais dont la bienveillance se heurte à la violence de ce monde… et au temps, qui l’empêche d’accompagner ceux qu’il protège. Mais demeurent les souvenirs, ceux de Sara, qui, au seuil de la mort, se remémore ces moments qu’elle nous offre, ces parfums subtils et capiteux, ces goûts, ces bruits, ceux des langues qui se mêlent et s’enrichissent, mourant pour renaître en un idiome nouveau comme ce lunfardo de Buenos Aires. La belle traduction de Frédéric Gross-Quelen restitue à merveille cet univers foisonnant de sensualité, de tendresse et de désespoir, de chaleur et d’humanité aussi.

                              

                                                                                                                                                                

Pour découvrir la littérature argentine et ses richesses, nous vous renvoyons aussi au très beau site d'Irene Meyer, à qui La Vierge d'Ensenada est dédiée : Ecrivains argentins. Vous y découvrirez des trésors et de nombreuses pages consacrées à Gabriel Báñez.

dimanche 29 août 2010

La Dernière Goutte : perles de rosée pour lecteur exigeant...

  
    
  Les diverses rentrées littéraires, le flot périodique des livres, comme une marée à la régularité infaillible, ce mouvement qui, avec la ponctualité d’un métronome, enflamme (parfois modérément) les rédactions des magazines et des suppléments culturels, obéit bien souvent à des impératifs plus économiques qu’artistiques. Ainsi, certaines pépites sont malheureusement escamotées au bénéfice d’ouvrages dus à des plumes célèbres, « bankable », chez des éditeurs ayant depuis longtemps pignon sur rue. Les effets de cette loi du marché sont dévastateurs, et la littérature y perd. En effet, des textes importants passent inaperçu, alors que des ouvrages médiocres y gagnent un lectorat qui, finalement, est destiné à se détourner des livres, allant de déception en déception, et n’accordant plus au livre qu’un faible crédit. Dans ce débordement de publications de qualité inégale, il existe pourtant un moyen de se repérer et de trouver le chemin d’une littérature exigeante et pourtant passionnante, suscitant tous les enthousiasmes, redonnant le goût de lire à ceux qui l’auraient perdu : se fier à un éditeur. Certaines maisons d’édition, en effet, se laissent guider par la passion plutôt que de s’inféoder à l’appât du gain ou à des considérations purement commerciales. Elles sont nombreuses, ces petites maisons d’éditions dirigées par des passionnés que le talent et la curiosité insatiable guident vers des trésors littéraires qui sans eux seraient restés enfouis.

    La Dernière Goutte est de celles-ci. Créée en février 2008 à Strasbourg par Nathalie Eberhardt et Christophe Sedierta, cette maison d’édition propose déjà au lecteur un riche catalogue de textes variés, d’origines différentes, mais qui ont en commun une très grande qualité. Se côtoient des auteurs éloignés dans le temps et dans l’esprit ; et pourtant, il existe entre eux une parenté définie par le projet éditorial joliment exposé sur la page d’accueil du site de La Dernière Goutte :
« La dernière goutte aime le verbe, les mots, ce qui claque, ce qui fuse, ce qui gifle et qui griffe et qui mord. Les contes cruels, les dialogues acides.
Et les images aussi, irréelles, contrastées,
vénéneuses et absurdes.
La dernière goutte met en selle des rêves éveillés qui hachurent la réalité d’un sentiment d’étrangeté.
Elle défend des textes aux univers forts, grotesques,
bizarres ou sombres.
Les romans et nouvelles qu’elle publie
reflètent la beauté
qui miroite dans l’ombre. »

     Ainsi, les premiers titres édités, déjà, se distinguaient par leur richesse et leur diversité : L’Allégresse des Rats, de Marie-Agnès Michel, fiction d’anticipation qu’Antonio Werli rapproche des œuvres d’Antoine Volodine et de J.G. Ballard (excusez du peu !) ; L’Imposture, roman à quatre mains d’Anne Gallet et D’Isabelle Flaten, qui, au-delà d’une intrigue s’inscrivant pleinement dans un univers contemporain ( un échange amoureux né du hasard, se développant dans la virtualité d’internet), ouvre une réflexion sur l’obsession amoureuse qui se nourrit de fantasme et de dépendance ; Le délit, de Jacques Sternberg, réédition d’un roman publié en 1954, et dont l’aspect prophétique résonne étrangement aujourd’hui ; et enfin, et non des moindres, Mes Enfers, de Jakob Elias Poritzky, roman paru en 1906 en Allemagne, jamais traduit en français, œuvre mordante, violente, d’ailleurs brûlée par les nazis lors d’un autodafé… Depuis, ce catalogue s’est enrichi et propose plus d’une dizaine de titres extrêmement intéressants. J’aimerais en évoquer trois, parus cette année.

     En octobre 2009 paraît un magnifique roman de Silvio Huonder, romancier allemand d’origine helvétique – son roman a d’ailleurs en commun avec lui cette géographie à la fois habituelle et étonnante pour le lecteur : en effet, Adalina conduit son protagoniste, Johannes Maculin, de Berlin aux Grisons, région natale du personnage mais aussi de l’auteur. Cette histoire d’amour et de deuil, l’un comme l’autre illusoires, résonne étrangement en ce lieu à la fois inaccoutumé et conformiste, exacerbant les tensions, les sentiments, jusqu’au drame qui, dans un tout autre cadre, aurait pu être banal… Roman à la force étonnante, Adalina entraîne le lecteur dans un territoire dangereux et transgressif, intime et poignant, au-delà des limites de l’humanité, dans une nature heureuse où les hommes créent leur propre malheur… La belle traduction de Dina Regnier Sikirić et Nathalie Eberhardt met en évidence une langue poétique et heurtée à la fois, adaptée aux mouvements de la conscience du personnage confronté à la nostalgie d’un amour et à l’impossibilité de l’oubli. Le roman a été l’objet d’une très belle chronique dans La Taverne du Doge Loredan.

   Gabriel Báñez, romancier argentin d’un immense talent, est mort avant d’avoir vu paraître en français son extraordinaire roman Les Enfants disparaissent en janvier 2010, au grand chagrin de Christophe Sedierta, son éditeur. La Dernière Goutte, là encore, offre au lectorat français un texte d’une qualité exceptionnelle, et qui, malgré une apparente simplicité, ouvre une méditation essentielle sur le temps, l’enfance, la mort… Le prétexte pourrait évoquer Hitchcock dans Fenêtre sur cour ou Christian-Jaque avec Les Disparus de Saint-Agil : depuis sa chaise roulante, un horloger est le témoin de disparitions mystérieuses d’enfants, toujours à dix-huit heures précises. Témoin et suspect, il ne propose aucune explication mais oblige le lecteur à entrer dans une réflexion intense et personnelle sur l’enfance, la fuite du temps, l’immobilité et le mouvement … Là aussi, je vous invite à vous reporter à une excellente chronique du doge Christophe Martinez, précise et exhaustive tout en préservant le mystère.
    Enfin, je tenais aussi à évoquer l’une des dernières parutions de cette jeune maison d’édition : un livre amer et joyeux, réjouissant et désabusé, celui de Mario Rocchi : Casa Balboa, chronique d’un désordre ordinaire. Une œuvre étonnante, stream of consciousness désenchanté et voluptueux d’un atrabilaire toscan qui pourrait être un reflet de son créateur. Casa Balboa, quinquagénaire grincheux et obsédé sexuel, ne trouve l’apaisement qu’en promenant son chien Otto qui est, en quelque sorte, son double heureux. Il porte sur la société italienne de Berlusconi et de Benoît XVI, sur la famille, un regard blasé et pessimiste. Le roman, s’épanouissant en toute liberté, se développant dans une certaine anarchie, sans pause, sans chapitre, évoque le cinéma italien des années soixante-dix, se plaçant sous la tutelle de Mario Monicelli (« Rien que de penser à la chair de ma chair, ça me donne envie d’être végétarien » est la phrase placée en exergue du livre, tirée du film Mes chers Amis) ou d’Ettore Scola (on pense parfois aux épanchements libidineux du paterfamilias de Brutti, sporchi et cattivi).

     Les prochaines parutions de La Dernière Goutte sont tout aussi exaltantes, avec l’annonce pour le 7 octobre 2010 de L’Affabulateur, roman de Jakob Wassermann, auteur allemand surtout connu en France pour Kaspar Hauser ou la paresse du cœur – un roman que personnellement, j’attends avec une immense impatience ; et, pour janvier 2011, la perspective enthousiasmante de découvrir un autre roman de Gabriel Báñez, La Vierge d’Ensenada…
  
Merci à Christophe Martinez qui, à travers son article sur Les enfants disparaissent, a suscité mon envie de découvrir ce beau roman et, du coup, les autres oeuvres publiées par La Dernière Goutte (PS : merci pour L'Imposture...). Et merci aussi à Christophe Sedierta qui, en buvant un thé au Café Brant, nous a appris que talent, curiosité, passion et modestie peuvent aller de pair...
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Site des Editions de la Dernière Gouttehttp://www.ladernieregoutte.fr/
Le site de Christophe Martinez, La Taverne du Doge Loredanhttp://latavernedudogeloredan.blogspot.com/
Anne Gallet, Isabelle Flaten, L'Imposture, 2008
Silvio Huonder, Adalina (traduction de Dina Regnier Sikirić et Nathalie Eberhardt) , 2009
Gabriel Báñez, Les enfants disparaissent ( remarquable traduction de Frédéric Gross-Quelen), 2010
Mario Rocchi, Casa Balboa, chronique d'un désordre ordinaire (là aussi, très belle traduction de Sylvie Huet), 2010